24 mars 2026
La VMC simple flux extrait l’air vicié des pièces humides (cuisine, salle de bain, WC) et laisse l’air neuf entrer par des entrées d’air réparties dans les pièces de vie. C’est le système le plus répandu, et il suffit dans la majorité des logements existants.
La VMC double flux extrait l’air vicié tout en insufflant de l’air neuf filtré, en récupérant au passage une partie de la chaleur de l’air extrait pour préchauffer l’air entrant. Elle demande un réseau de gaines plus complet, dans les deux sens, ce qui la rend plus simple à intégrer en construction neuve qu’en rénovation.
Le critère le plus déterminant est la qualité de l’isolation du bâtiment. Sur un logement mal isolé, les pertes de chaleur passent surtout par les murs et les menuiseries : la récupération de chaleur de la double flux y apporte peu. Sur un bâtiment bien isolé, ces pertes diminuent, et le renouvellement d’air devient une part plus importante de la facture — c’est là que la double flux devient pertinente.
La complexité d’installation compte aussi : une double flux impose un réseau de gaines aller et retour, plus simple à prévoir dès la construction qu’à ajouter après coup dans un logement déjà fini, où les faux plafonds nécessaires ne sont pas toujours envisageables.
Il n’y a pas de bon choix universel : un diagnostic du bâti — isolation, configuration, faisabilité du réseau de gaines — permet de trancher au cas par cas, à Nancy comme ailleurs dans le Grand Est.
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